Un mois, une école #15 – École Nationale de la Météorologie (INP-ENM)

Choisissez une prépa à taille humaine. Journée portes-ouvertes de samedi 4 mars 2023..

Un mois, une école #15 – École Nationale de la Météorologie (INP-ENM)

Crédit : ENM, airimage
Crédit : ENM

Aujourd’hui, pas une seule journée ne passe sans que l’on ne se préoccupe de la météorologie à venir. Que ce soit pour savoir si demain il faudra prendre son parapluie pour aller travailler, pour savoir si on pourra se désaltérer en terrasse sans courir le risque de se prendre une averse ou bien encore s’il faudra prévoir de réguler notre consommation d’énergie au vu des prévisions saisonnières qui seront faites. La météorologie est tellement un sujet de préoccupation que lorsque l’on ne sait pas quoi dire à une personne on détourne la conversation à la météo: “Beau temps aujourd’hui”, “Je crois bien que l’on va souffrir cet été si on a déjà 20°C en mars…”, “Humm le temps tourne à l’orage…”. En bref, la météorologie se cache derrière la plupart de nos activités privées ou professionnelles.

Vous l’aurez compris, dans cet article nous allons parler de l’École Nationale de la météorologie basée à Toulouse.

Mon parcours

Je m’appelle Morgan, je suis ingénieur des travaux de la météorologie (ITM) au sein de Météo-France. J’ai intégré l’école de la météorologie à la suite d’une 5/2 au sein de la prépa La Ramée (2016-2019). Lorsque je suis rentré en classe préparatoire, je ne me destinais pas forcément à faire de la météorologie. J’étais plutôt intéressé par la chimie organique, la mécanique… des domaines bien opposés et bien loin de la météorologie.

Cette école, je ne l’ai réellement connue qu’après mes deux premières années en classe prépa. Comme je pensais ne pas avoir le niveau pour passer les concours Mines-Ponts et Travaux publics de l’État, je ne m’étais pas du tout préoccupé des écoles que ces concours proposaient. Ce n’est qu’en début de 5/2, après avoir tiré des conclusions et appris de mes erreurs, que j’ai pu me remettre en selle et viser ce concours.

Ce qui m’a poussé à intégrer cette école, c’est avant tout parce qu’elle faisait partie du Ministère de la Transition écologique. Ministère qui fait beaucoup parler de lui depuis quelques années en raison des préoccupations en matière de changement climatique. Mes valeurs écologiques m’ont poussé vers cette école, car j’avais et j’ai toujours pour ambition d’apporter ma pierre à l’édifice, que ce soit en matière de lutte contre le réchauffement climatique, de recherche ou de météorologie opérationnelle pour la sécurité des personnes et des biens. Le second argument qui m’a poussé à aller vers cette école est, sans le cacher, la possibilité d’être rémunéré pendant ces études et d’avoir la sécurité de l’emploi en sortie d’école.

Qu’est-ce que l’INP-ENM ?

L’INP-ENM comme son nom l’indique est une des écoles d’ingénieur du réseau de Toulouse INP. Toulouse INP fédère six grandes écoles dont les formations sont fortement adossées aux laboratoires de recherche de l’établissement. Ce cadre propice à l’innovation, et très ouvert à l’international, garantit un grand choix de parcours adaptés aux besoins des entreprises. Parmi elles, on retrouve :

  • l’ENSIACET (matières et énergies),
  • ENSEEIHT (électrotechnique électronique, hydraulique, télécommunication),
  • ENSAT (agronomie),
  • PURPAN (vivant et agroalimentaire),
  • ENIT (mécanique et génie industriel),
  • et enfin l’ENM (météorologie et climat).

En chiffres

Au sein de l’école, il y a 52% d’ingénieurs, 48% de techniciens (civils et militaires). Parmi eux, on compte 35% de femmes ingénieures, et 31% de femmes techniciennes. Bien que l’école ne soit pas encore parvenue à la parité femme-homme, les promotions récentes montrent une tendance à la hausse de la proportion de femmes.

Un cadre scientifique

L’école se situe sur le campus de la météopole, au sein des murs de l’enceinte de Météo-France. Il s’agit d’un campus assez vaste disposant d’un restaurant pour les agents de Météo-France, de l’ENM et d’autres services attenants. On y trouve :

  • le CNRM (Centre National de Recherche en Météorologie),
  • le SCHAPI (Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations),
  • le CERFACS (Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique),
  • et le service météorologique inter-armées.

Des résidences sont à disposition des étudiants sur le campus. Cela permet aux élèves civils comme fonctionnaires de profiter pleinement de la vie étudiante avec la proximité du foyer.

L’école étant située sur le campus de Météo-France, vous serez entourés de prévisionnistes, de chercheurs et de chercheuses reconnus dans le monde de la météorologie et du climat. Ceci vous permettra de mieux vous renseigner sur votre futur métier et de faire les bons choix au cours de votre scolarité.

Comment intégrer l’ENM ?

Crédit : ENM

Il existe deux voies majeures d’intégration de l’ENM et deux statuts d’élèves. On peut intégrer l’école en étant “élève civil” ou “élève fonctionnaire stagiaire” avec une titularisation à la clé.

  • Le statut dit “élève civil” est un statut classique d’élève en école d’ingénieur, où les “étudiants” ne sont pas rémunérés et ne font pas partie d’un corps de l’état. Il s’agit d’un statut sous lequel vous devrez payer des frais de scolarité universitaire puisque l’école est rattachée à l’Université de Toulouse.
  • Le statut dit “élève fonctionnaire stagiaire” est un statut particulier d’élève, et qui représente trois quarts des élèves d’une promotion. Il s’agit d’un statut sous lequel vous n’avez pas à payer de frais de scolarité, puisque vous êtes rémunérés au cours des 3 ans de cursus.

À l’issue des 3 ans de cursus d’ingénieur, si vous parvenez à valider votre diplôme, vous serez alors “fonctionnaire titularisé(e)” dans un des choix d’affectation que vous aurez au préalable formulés au cours de la dernière année. Vous pourrez alors faire votre carrière au sein des différents services de Météo-France.

Parmi les deux voies d’intégration à l’ENM qui vont suivre, vous aurez la possibilité d’être “fonctionnaire” à l’issue du cursus.

La voie concours TPE

L’entrée à l’ENM sous le concours commun Mines-Ponts/TPE vous permettra d’accéder aux deux statuts précédemment cités. Vous vous en doutez sûrement, meilleur sera votre classement à l’issue de l’oral, meilleures seront vos chances d’intégrer l’ENM sous le statut de “fonctionnaire stagiaire”. L’école recrute environ 30-40 élèves chaque année sur ce concours. Cela vous laisse pas mal de chance de décrocher votre ticket vers une vie enrichissante tant sur le plan des sciences de l’atmosphère, que sur le plan humain et relationnel.

Toutefois, si vous faites partie des derniers admis, rien n’est perdu pour vous. Vous aurez quand même la chance de devenir “fonctionnaire stagiaire” et même “titulaire” avec le statut “civil” que vous aurez.

La passerelle “civil” à “fonctionnaire” : concours interne

Une fois que vous aurez intégré l’école sous le statut de “civil” vous pourrez passer un concours interne à l’issue de la première année qui vous permettra d’intégrer la fonction publique de l’État. Aucun changement a priori de scolarité ne se profile à l’issue de l’obtention de ce concours, si ce n’est que vous serez à présent rémunéré. Cependant, le nombre de places offertes est plus limité qu’avec la voie du concours CPGE. Ce concours recrute entre 3 et 5 personnes chaque année.

Il s’agit d’un concours de la fonction publique qui se décline en deux parties :

  • une épreuve écrite portant sur
    • les mathématiques (statistiques, calcul différentiel…),
    • la physique et dynamique de l’atmosphère (mécanique des fluides, mécanique des milieux continus, circulation atmosphérique, équations aux dérivées partielles…),
    • l’informatique (fonctionnement d’un ordinateur, stockage, puissance de calcul…),
  • des épreuves orales sur des matières similaires et un entretien poussé.

La voie universitaire

La voie universitaire est sensiblement identique à la précédente, à la différence qu’un nombre de places plus important est réservé aux étudiants venant d’universités extérieures et ayant suivi des parcours connexes à celui proposé en première année à l’ENM. En deuxième année, une quinzaine d’étudiants rejoignent l’ENM via la concours spécial M1. Ils sont soit “fonctionnaire stagiaire” soit “civil”. Parmi ces élèves, on retrouve principalement des étudiants issus de master en Science de l’océan, de l’atmosphère et du climat (Master SOAC), des élèves venant d’autres écoles d’ingénieur d’informatique, de chimie, de physique…

Avant de faire leur rentrée en deuxième année de cursus ingénieur de l’ENM, ces élèves suivent une formation de mise à niveau d’un mois, afin d’être au point sur les connaissances de base en science de l’atmosphère (dynamique de l’atmosphère, mécanique des fluides, prévision numérique du temps…).

Des élèves “civils” issus de cette voie peuvent à l’issue de leur deuxième année repasser le concours externe pour devenir fonctionnaires, s’ils désirent intégrer Météo-France à l’issue du cursus.

Que fait-on à l’ENM ? Quel parcours peut-on suivre ?

Ne cherchez pas l’ENM sur le web, car vous tomberez à coup sûr sur le site de l’Ecole Nationale de la Magistrature. Rien à voir avec la météorologie.

L’ENM est une école d’ingénieurs accréditée par la CTI et un organisme de formation rattaché à Météo-France. L’ENM ne forme pas exclusivement des ingénieurs. Elle forme également des techniciens chargés de la maintenance des systèmes d’observations, ou encore des techniciens militaires de tout corps des armées. Quels que soient les cursus suivis à l’ENM, l’enseignement de la prévision du temps est la composante principale et constitue la base fondamentale de ces cursus.

L’ENM forme toutefois de moins en moins de techniciens (hors militaire), et de plus en plus d’ingénieurs afin d’assurer la pérennité des différentes activités au sein de Météo-France, que ce soit en matière de sécurité des personnes et des biens, en matière de recherche et de développement, ou encore d’activités commerciales. Avant de présenter les activités étudiantes, commençons par le moins réjouissant, mais le plus enrichissant : les matières enseignées.

Le cursus dit “ITM” pour “Ingénieurs des travaux de la météorologie” se déroule en 3 ans.

Crédit : ENM

La première année : le tronc commun

Cette première année ne commence pas sur les chapeaux de roues rassurez-vous. Au cours des deux premières semaines, les nouveaux élèves prennent part aux activités d’intégration après 16h, grâce à un emploi du temps allégé. Au cours des trois premiers jours, vous aurez le privilège de participer à une activité dite “APP : Apprentissage par problématique”. En groupe de 5-6 élèves environ (ingénieurs et techniciens militaires) pour apprendre à se connaître, vous devrez réaliser un travail répondant à une problématique en rapport avec les sciences de l’atmosphère. Pour ma part, l’objectif était d’utiliser nos connaissances physiques pour réaliser une montgolfière ou une sorte de ballon sonde. Le groupe dont le ballon volait le plus haut remportait le défi. Un poster explicatif réalisé en groupe venait compléter le défi.

C’est ça l’ENM, lancer des ballons sondes dans l’atmosphère ?

L’entrée en matière à l’ENM se fait en plusieurs étapes. Dans un premier temps par l’apprentissage des phénomènes météorologiques tels que :

  • la classification nuageuse,
  • les hydrométéores,
  • les phénomènes lumineux comme les irisations, les gloires, les halos…

avec en parallèle de cela un enseignement sur la dynamique de l’atmosphère.

Cela comprend l’apprentissage des équations qui régissent l’atmosphère. Équations essentiellement aux dérivées partielles au vu du caractère multidimensionnel des champs météorologiques. Pour mettre en pratique cela, des cours de prévision numérique du temps avec le département (PAM) sont dispensés essentiellement sous forme de TP réalisés en salles informatiques où l’on apprend à utiliser les sorties des modèles météorologiques (AROME, ARPEGE, CEP), et à réaliser une prévision du temps. Les modules de prévision numérique du temps et de dynamique de l’atmosphère constituent deux modules complémentaires et fondamentales dans la compréhension des phénomènes météorologiques. Ce va-et-vient permanent entre la pratique et les théories des schémas conceptuels est la signature du cursus au sein de l’ENM.

Qui dit équations de la dynamique des fluides, dit résolution d’équations mathématiques. Afin de mieux appréhender ces concepts, un enseignement de mathématiques pour sciences de l’ingénieur est dispensé pour résoudre les équations de la mécanique des fluides. Cela comprend la résolution des équations aux dérivées partielles (EDP), les intégrales, les espaces hilbertiens, les opérateurs…). Ce bagage mathématique complémentaire va favoriser la compréhension des phénomènes météorologiques. Enfin, un module de mécanique des fluides vient se greffer au cours du semestre 6, où des TPs sont réalisés à l’université de Toulouse Paul Sabatier (UPS) afin de mettre en pratique les connaissances acquises en matière de mécanique des fluides et milieux continus (expériences en soufflerie, veine hydraulique…).

Au cours de cette première année on se familiarise également avec tout ce qui est système d’observations, car qui dit météorologie dit forcément observations de phénomènes et de variables météo. Cela comprend la visite du parc à instruments de Météo-France, la visite des services de maintenance des capteurs. C’est le département Instruments, Mesures et Observations (IMO) qui gère cela.

Une école multi-compétences

On pourrait penser que l’ENM est une école où l’on apprend seulement à prévoir le temps, mais c’est une école qui touche à divers domaines, et un en particulier qui a une importance capitale à savoir l’informatique. C’est une école où l’on apprend à coder dans différents langages au cours des différents TPs : Fortran, Java, R, Python, HTML. Et oui, car pour faire tourner des modèles informatiques, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton. Il s’agit de plusieurs millions de lignes de code qui permettent d’aboutir à une prévision sur un domaine donné.

Python est le langage le plus utilisé à l’école pour résoudre des équations, faire des calculs statistiques, et réaliser des cartes de modélisations interactives. Le langage R quant à lui est davantage réservé aux statistiques.

Il ne faut pas oublier les langues : parfaire son anglais est indispensable si l’on souhaite obtenir son diplôme. Pas de diplôme, pas de titularisation en sortie d’école sans l’obtention du niveau B2 à l’examen du TOEFL.

Et le premier stage dans tout ça ?

Il s’agit d’un stage de 4 à 6 semaines réalisé à l’étranger pour découvrir le monde de l’entreprise. Ce stage à l’étranger sert aux élèves pour parfaire leur anglais en vue de l’examen en début de troisième année.

La deuxième année : l’année des stages et de la mise en pratique

C’est l’année où l’on met son savoir-faire et ses connaissances théoriques en pratique. Le premier semestre commence par un module de modélisation numérique avec la compréhension de modèle de type “Attracteur de Lorenz”. L’objectif principal de ce module est de coder des fonctions permettant de résoudre des équations aux dérivés partielles en 2D. Des cours et des TP d’analyse numérique complètent ce module.

Entre deux cours de modélisation, s’ajoutent des cours et des TPs sur la météorologie tropicale, où des experts en la matière nous enseignent les tenants et aboutissants de la formation cyclonique tropicale, domaine qui est différent de la prévision des moyennes latitudes. Afin de mieux comprendre les processus implémentés dans les modèles permettant de modéliser les couvertures nuageuses, quoi de mieux que des cours de microphysique des nuages ? Un module où l’on apprend les processus physico-chimiques qui entrent en jeu dans la formation des hydrométéores.

Le début du semestre 8 est assez calme, avec un projet d’initiation à la modélisation (projet EMI) réalisé en groupe pendant 2 mois dans un des services de Météo-France sur des sujets de recherche ou opérationnel. Pour ma part, j’ai travaillé sur le projet Thermocity. Ce projet vise à modéliser statistiquement l’îlot de chaleur urbain sur la ville de Paris, à l’aide d’images satellites haute résolution.

L’objectif de l’ENM est en partie de former des ingénieurs prévisionnistes. Par conséquent, la deuxième partie de ce semestre est entièrement consacrée à la “prévision conseil”. En effet, il y a des prévisionnistes en région qui réalisent des prévisions pour les clients de Météo-France, comme les clients routiers (DIR, Autoroutes, Nationales) ou encore la SNCF, pour prévenir d’éventuels risques à venir. Pour mieux se préparer à ce type de métier, tout le monde suit ce module mais chacun peut choisir deux spécialités. D’une soit entre “Phénomènes Hivernaux” et “Convection Profonde”, et d’autre part deux spécialités parmi : Hydrologie, Pollution, Prévision Marine.

Ouf en vacances : Et non pas encore ?

L’été à l’issue de la deuxième année est consacré à un stage de deux mois à l’étranger pour cumuler à minima 12 semaines de stages à l’étranger. Pour ma part, j’ai réalisé avec une camarade un modèle réseaux de neurones permettant de modéliser le débit à l’exutoire de deux bassins versant du Québec. Ce modèle a permis à mon maître de stage de réaliser des simulations pour son sujet de thèse. Les travaux ont été présentés avec ma camarade lors du colloque international (European Geosciences Union EGU).

La troisième année : l’année de découverte extérieure et du choix de poste

Au cours de cette dernière année, vous aurez le privilège de faire un semestre dans une école partenaire du groupe INP, à l’ENS ou dans une autre école d’ingénieur pourvu que les unités d’enseignement soient connexes à la météorologie (Modélisation, Mécanique des fluides, Big Data…).

Plusieurs choix s’offrent à vous pour réaliser votre semestre 9 :

  • Parcours « Services météo-climatiques – weather and climate services » (ENM),
  • Parcours Big Data (en partenariat avec INP-ENSEEIHT département Maths appliquées),
  • Parcours Développement Durable (I3D, Toulouse INP),
  • Parcours Etudes Environnementales (M2 SOAC de l’UPS, parcours EE),
  • Parcours Statistiques (INSA),
  • Parcours Hydrologie et Mécanique des fluides (ENSEEIHT),
  • Écoles du MTES,
  • Autres écoles.

Enfin, vous devrez mener un projet de fin d’études qui vous permettra de valider votre diplôme. Vous devrez trouver votre maître de stage, postuler et réaliser à l’issue du stage un rapport de fin d’étude, ainsi qu’un article scientifique.

Pour ma part, pour vous donner un aperçu de ce que l’on peut faire, mon projet de fin d’étude portait sur la pollution à l’ozone avec l’Agence de Surveillance de la Qualité de L’Air (AASQA). Le sujet était la modélisation des concentrations d’ozone à l’aide de réseaux de neurones convolutionnels sur la région des Hauts-de-France.

Les chiffres clés de la répartition des enseignements
Crédit : ENM

Quels sont les métiers possibles en sortie d’école ?

Fonctionnaires : ingénieur des travaux de la météorologie

  • Prévisionniste amont régional,
  • Chef prévisionniste régional,
  • Météorologiste conseil,
  • Météorologiste conseil aéronautique,
  • Ingénieur commercial,
  • Ingénieur d’études,
  • Ingénieur en modélisation numérique,
  • Ingénieur système réseaux d’observation,
  • Ingénieur en climatologie,
  • Ingénieur en hydrologie, pollution atmosphérique,

Civil

  • Sensiblement les mêmes métiers dans des services météorologiques privés,
  • Ingénieur d’études statistiques pour des assureurs (phénomènes extrêmes, catastrophes naturelles),
  • Ingénieur en gestion énergétique (éolien, hydraulique, solaire…).

Et les thèses ?

Les ingénieurs civils peuvent poursuivre leur cursus en thèse en partenariat avec une université. Les ingénieurs fonctionnaires peuvent postuler avant leur affectation à un appel d’offre de “Formation Complémentaire Par La Recherche (FCPLR)”. Il s’agit d’une offre de thèse en 3 ans à réaliser dans un service de Météo-France. Chaque année, il y a environ 5 sujets sur lesquels on peut postuler.

Mais tu n’as pas eu de vie étudiante ma parole ?

La vie étudiante à l’ENM est assez riche, avec notamment un foyer qui se veut le QG après les cours et entre midi et deux. Les soirées des élèves ont lieu comme d’habitude le jeudi soir. Les élèves des trois années, et même plus, viennent boire un verre au bar, danser, faire une partie de billard, de jeux de société, de jeux vidéo… Des soirées à thèmes sont organisées tous les jeudis, comme la soirée Miss et Mister Météo, Terroir (dégustations des spécialités de chaque région)…

Les deux semaines d’intégration ne peuvent se conclure sans le fameux week-end d’intégration… on gardera les détails pour soi-même. Et même week-end montagne, et en fin d’année week-end de désintégration. La proximité avec les Pyrénées (2h de voiture) permet aux élèves d’organiser tous les week-ends des randonnées à la montagne.

Le Gala de fin d’année où vous pourrez vous mettre sur votre 31 pour apprécier un moment de partage, d’amusement, de fête avant de partir en vacances de Noël.

Je vois la ville en rose…

Et oui, l’ENM se situe dans la ville Rose de Toulouse. Vous pourrez savourer des moments en centre-ville avec un cadre magnifique pour boire un verre au bord de la Garonne.

Crédit : Morgan Buire

Plusieurs activités s’offrent à vous :

  • Visiter des musées comme L’envol des pionniers, Aeroscopia, La Cité de l’Espace, le musée des Machines,
  • Visiter le Capitole,
  • Faire le marché de Noël,
  • Vous balader le long de la Garonne ou du canal du midi,
  • Monter sur les coteaux de Pech-David pour admirer la ville, ainsi que les Pyrénées lorsque la météo le permet.

Petit mot de la fin

J’espère que cet article vous aura donner envie de concourir à cette école dans cette magnifique ville. J’ai essayé de vous résumer l’essentiel de ce que l’on peut faire et voir… à l’ENM.

Pour obtenir des informations complémentaires, je vous enjoins à consulter le site de l’ENM : http://www.enm-toulouse.fr/

PS : Si vous êtes du Nord de la France, ne dites surtout pas pain au chocolat dans une boulangerie, mais chocolatine. De même, ne soyez pas étonné si l’on vous propose une poche à la caisse, ce n’est pas pour votre porte-monnaie, mais un sac de course.