Un mois, une école #13 – ISAE-SUPAERO

Choisissez une prépa à taille humaine.

Un mois, une école #13 – ISAE-SUPAERO

Salut à toi jeune taupin ! Une fois n’est pas coutume, il est venu l’heure de discuter école d’ingénieur. Je sais, c’est assez incroyable au début, mais la vie ne s’arrête pas aux concours. Si si, il y a vraiment quelque chose après la prépa. Alors attache bien ta ceinture, relève ta tablette et prépare toi au décollage, aujourd’hui on va parler de l’ISAE-Supaero !

Mais … t’es qui toi ?

Bonne question ! Je m’appelle Romaric Her, j’étais à ta place de 2011 à 2014. Passionné d’aéronautique, d’espace et de jeux vidéo, j’ai finalement intégré l’ENSICA (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs en Construction Aéronautique) en 2014. Mais alors, pourquoi un article sur Supaero ? Et bien parce que l’ENSICA a fusionné avec Supaero en 2015 pour former l’ISAE (Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace), et donc en réalité j’ai vécu et étudié à Supaero. Dans cette présentation, je vous parlerai de Supaero, des cursus, des clubs, mais aussi de la ville de Toulouse et d’un tas d’autres choses.

Quelques mots sur l’ISAE

L’ISAE, c’est l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace. Né du rapprochement entre ENSICA et Supaero, il s’agit d’un groupe d’écoles spécialisées dans … l’aéronautique et le spatial ! Au jour où j’écris ces mots, l’ISAE se compose de 5 écoles : Supaero (Toulouse), ENSMA (Poitiers), ESTACA (région parisienne), SUPMECA (Paris) et l’Ecole de l’Air (Salon-de-Provence, militaire). Concrètement, pour les élèves ça se traduit surtout par des petits programmes d’échanges entre les écoles du groupe, et surtout beaucoup plus de visibilité en France et à l’international.

L’école

Supaero (ou ISAE-SUPAERO de son nom officiel) a été fondée en 1909 à Paris. Un peu plus d’un siècle et 2 astronautes plus tard on se retrouve à Toulouse, la capitale européenne de l’aérospatial. Le long du fameux canal du midi, à 2 pas du CNES (l’agence spatiale française) et d’Airbus Defense and Space (la filière spatiale d’airbus), Supaero est parfaitement intégré dans l’écosystème industriel toulousain, et est même un de ses principaux moteurs.

Au niveau des concours, Supaero est accessible via le concours Mines-Ponts. Tente ta chance !

La vie à Supaero

Avant toute chose, être à Supaero c’est vivre à Toulouse. Le soleil, les montagnes à 1h de route, la mer et l’océan à 2h, la gastronomie du sud-ouest, … sans compter les innombrables activités culturelles et festives de la ville rose. Le saviez-vous ? Toulouse remporte la 1ère place des meilleures villes étudiantes du classement L’Etudiant depuis plusieurs années !

A Supaero, la philosophie de l’institut est assez claire : la vie étudiante et associative fait partie intégrante de la formation. Et autant dire que dans une école vieille de plus d’un siècle, la vie étudiante ce n’est pas ce qui manque. Ce sont plus de 100 clubs et associations qui vous attendent, et il y en a pour tous les goûts. Tu veux faire du sport ? Il y a des sports collectifs, individuels, de montagne, nautiques, … Tu aimes les clubs techniques ? Il y a des clubs de construction d’avion, de nano-satellite, de drone, de robots, … Tu préfères les activités artistiques ? Fanfare, JT, musique, danse, … Sans parler des clubs culturels, des associations caritatives, …

Tout ça en plus de l’intégration, des soirées étudiantes au foyer, des soirées à thème, des campagnes, … C’est simple : la première année, tu n’auras pas assez de jour dans la semaine pour faire tout ce que tu as envie de faire !

Et enfin, la cerise sur le gâteau : si tu es intéressé par les activités aériennes, L’ISAE te paye au choix : ton brevet de pilote privé, ton brevet de planeur, ton brevet de parachutisme ou ton brevet de parapente.

Au fait, j’ai oublié de mentionner qu’à Supaero, pas besoin de se prendre la tête : tu as un logement sur le campus et un resto universitaire midi et soir !

Et la formation ?

Bon, malgré tout ça arrive qu’il y ait quelques cours entre deux activités étudiantes. Et en termes de formation ne te fais pas avoir par le nom : A Supaero, il y en a pour tout le monde !

Le cursus s’organise généralement en 4 ans : 3 ans de formation et une année de césure (pas obligatoire mais quasiment automatique), répartis de la façon suivante :

1ère et 2ème année : 50% science, 30% humanité, 20% ingénierie.

Les deux premières années suivent la même structure :

  • Tronc commun : Beaucoup d’enseignements techniques (mécanique générale, mécanique des fluides, thermodynamique, traitement du signal, électronique, informatique, …) auxquels s’ajoutent des conférences culturelles, anglais + 1 autre langue obligatoire, et quelques enseignements d’ingénierie (Economie, gestion de projet et ingénierie système).
  • Options : 8 modules à choisir (4 la 1ère année, 4 la 2ème année) parmi une longue liste de sujets divers et variés allant de l’écoconception à l’ingénierie quantique en passant par l’intelligence artificielle ou la météorologie.
  • Projets : Des projets en groupe qui seront ton fil rouge pendant une longue période de l’année. Ils se nomment PIC (Projet Innovation Créativité) en 1ère année et PIR (Projet Innovation Recherche) en 2ème année.

La dernière année : l’année de spécialisation.

En dernière année, tout est différent. Tu choisiras au début de l’année une filière d’expertise (la spécialité technique) et un domaine d’application (la culture industrielle générale). Ce sont ces deux choix qui détermineront ta spécialisation. Les choix sont nombreux, et pas forcément liés à l’aérospatial. N’hésite pas à aller voir sur le site internet de l’ISAE, toutes les infos sont là-bas !

Si tu es habile, tu auras remarqué que je n’ai pas numéroté la dernière année. C’est tout simplement parce que la dernière année peut être ta 3ème année ou ta 4ème année en fonction de ton choix de faire une césure  ou non…

Année de césure

L’année de césure, ce n’est pas obligatoire mais c’est très largement répandu à Supaero. Ça sera l’occasion pour toi de valider ton obligation d’expérience à l’international (obligatoire pour avoir le diplôme) via tout un tas de méthodes différentes. En effet, pendant cette année tu es libre de faire ce que tu veux :

  • Stage en entreprise ou en laboratoire
  • Double diplôme avec une université étrangère
  • Projet humanitaire
  • Projet personnel (tour du monde, engagement sportif, …)

A propos des doubles diplômes avec une université étrangère : sache que depuis la fusion avec l’ENSICA, Supaero est officiellement le leader mondial de la formation en aérospatial. Et ça ouvre des très grandes portes ! Supaero a des accords de double diplôme avec des universités prestigieuses comme Berkeley, Stanford, Caltech aux USA ; Polytechnique Montréal au Canada ; les universités de Pékin et Tokyo en Asie ; KTH, Cranfield, Delft et d’autres en Europe.

Et les débouchés ?

Eh bien … A peu près tout. Aéronautique, spatial, informatique, électronique, télécom, traitement du signal, automobile, BTP, … Il n’y a quasiment aucun domaine qui n’est pas accessible. Malgré son nom, Supaero offre une formation complète et généraliste. En plus, tu pourras compter sur un réseau d’anciens énorme qui seront ravis de t’aider et de répondre à tes questions. Par exemple pour ma part, aujourd’hui je pilote des satellites !

Intéressé ?

Si tu veux en savoir plus sur Supaero, tu peux me contacter à romaric.her@gmail.com ou aller directement sur le site de l’ISAE-Supaero : https://www.isae-supaero.fr/fr/, le site est très bien fait et déborde d’informations en tout genre sur l’admission, la formation, le campus et la vie associative. N’hésite pas, ça ne coûte rien et tu n’as rien à perdre !

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